Buts de l'ASFR

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Le but principal de l’ASFR est de tisser un réseau entre les adeptes de glisse en montagne, hors des pistes balisées. Une idée centrale a guidé la création de cette association: le freeride est une activité de montagne qui sous-entend de la part de ses pratiquantEs autonomie, responsablité et respect des milieux naturels et culturels qu’ils/elles fréquentent.
D’une part, nous souhaitons créer un réseau virtuel, grâce à Internet, qui permet d’échanger des informations de personne à personne (quant aux conditions de neige par exemple) et de communiquer.
D’autre part, de proposer un rassemblement annuel, permettant de découvrir un nouveau spot de ride, organisé à chaque fois dans une région de Suisse différente.
L’ASFR est une association gratuite et souhaite le rester aussi longtemps que sa gestion bénévole est assumable. Laissez-vous donc tenter par l’expérience! Ça vous permet de rencontrer plein de gens, de partager votre passion, d’avoir des infos, de faire la fête et de découvrir une région de Suisse avec un ou deux bouts de bois aux pieds et tout ça pour pas un centimes !

Le logo de l'ASFR

Le logo de l’ASFR vous aura peut-être intrigué… et à juste titre ! Loin de nous l’idée de créer une association uniquement dévolue aux seuls skieurs et autres télémarkeurs. Les snowboarders sont bien évidemment plus que les bienvenus ! Pour une meilleure compréhension de ce choix, un petit détour par l’archéologie s’impose ici…
« La double trace du ski est interminable. Elle commence loin dans le temps, loin dans l'espace. Quelque part dans le nord de l'Europe ou de la Sibérie. Ou plutôt un peu partout: comme son quasi jumeau spécialisé la raquette, le ski a été inventé et réinventé chaque fois que des hommes découvraient qu'en mettant le pied sur un rameau de sapin ou une écorce, on n'enfonçait pas dans la neige. Les ethnologues qualifient ces deux moyens de locomotion hivernale, ces «souliers de neige», d'outils «évidents», comme le feu, l'arc et la flèche.

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La découverte du ski semble bien antérieure à la roue. Les traces trouvées dans l'Altaï, chez les Toungouses et autour du lac Baïkal, datent de milliers d'années, tout comme celles qu'on a relevées en Finlande et en Scandinavie. Le Musée d'Umeå, en Suède, expose un ski bien conservé vieux d'environ 5000 ans. Et on a trouvé de nombreuses gravures rupestres, plus anciennes encore, de personnages sur des planches, tel «l'homme de Rodoy», dans le Norrland. Les anciens Scandinaves avaient même un dieu et une déesse du ski: Ull et Skade - ce dernier nom étant à rapprocher du mot anglais « skate » pour patin, évidemment.
Le ski a d'abord servi à la chasse et aux transhumances annuelles, tant dans le centre que dans le nord du continent eurasien. Mais on sait qu'il a aussi servi très tôt à la guerre. Le Livre des guerres de Procope, historien byzantin, décrit, vers l'an 550 de notre ère, les skis des guerriers nordiques. Mais déjà Hérodote en avait parlé près de 1000 ans auparavant, dans ses Histoires. La perche unique qui aidait à la propulsion des skieurs, jusqu'au siècle dernier, est d'ailleurs considérée comme une évolution du javelot.
Presque tous les explorateurs du Moyen Âge ont vu des chasseurs ou des guerriers à skis: Guillaume de Rubroek, franciscain flamand envoyé en mission en Mongolie par le roi Saint Louis vers l'an 1250, en rapporte l'utilisation chez les Tartares. Le tsar Ivan le Terrible a conquis les khanats de Kazan et la Livonie grâce à ses régiments de skieurs. Mais il devra reculer devant les skieurs finlandais. Les descendants des mêmes peuples s'affrontent La double trace du ski se perd dans le passé, et nul ne sait où elle mène. »
(2006, P. Larue et J. Paré, Les souliers de neige, in : Géographica)
Bien que cette technologie adaptée aux neiges est traitée au travers de son aspect utilitaire, le freerider que je suis ne peut s’empêcher de penser que, même lorsqu’il chassait les animaux du grand nord, l’Homme de Rodoy prenait un malin plaisir à placer quelques courbes dans les pentes aux alentours de son logis…
Peu nous importe donc de savoir s’il utilisait des skis, des télémarks ou un snowboard, l’Homme de Rodoy était avant tout un freerider !